Réflexions soufies: Tarbiya

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L’éducation spirituelle, appelée communément « Tarbiya », ne peut avoir de valeur, que dans la mesure où, elle réussit à refléter quelques idéaux, une conduite saine et une morale pure sur l’aspirant.
A quelques degrés que ce soit, elle est la résultante de la réalité et de l’authenticité d’un enseignement, dont aucune écriture ne peut finalement rendre compte.
Cette science est toute entière dans les cœurs, là où elle demeure pure connaissance et pure lumière, pour qui aura suivi l’enseignement d’un être exceptionnel, un maître vivant, héritier des prophètes, dont la présence nourrit, à travers le monde, les âmes de ceux qu’il aide à cheminer, et dont le seul regard permet au disciple sincère de guérir les maladies de son cœur.
Ces Maîtres Prophétiques sont tous, sans exception, les réceptacles du Diamant étincelant de la lumière Mohamadienne, le sceau des Saints, sa majesté impérial, Sidi Ahmed Tijani (Qu’Allah sanctifie son précieux secret), cette personnalité unique, que je qualifierai de « souffre rouge », dont la lumière ne cessera d’éclairer notre lanterne, jusqu’au jour du tribunal impartial.
Il a reçu cet investissement Divin, par lequel, il assure dans toute la plénitude de ce terme, la fonction de « Pôle Caché ». 
Si sa vie en nous évoque, ou fait raisonner en notre intérieur, la dimension du mystère, il aura largement atteint son but, qui n’est rien d’autre qu’un rappel, une mention ou un souvenir de cette âme qui nous habite, et dont le rôle originel est d’être éduquée et d’être constamment irriguée par la lumière céleste, de manière permanente, comme la flamme d’une bougie qui tire son énergie et son souffle d’un olivier béni, ni oriental, ni occidental.
En définitive, la relation spirituelle vraie, ne peut se faire que par le compagnonnage d’un Maître éducateur authentique.

Le soufi est le fils de l’instant, il est le fils de tout lieu ou de tout endroit, nul horizon ne délimite son désir d’amour qu’il voit à travers la création.
Sa recherche et sa force de la certitude, le font braver les conditions linguistiques, ethniques et culturelles.

« Nous avons fait de vous un peuple du milieu »Sourate 2 verset 143

Il n’y a aucune dichotomie à ce que le soufisme, versant secret du message Mohammadien, s’établisse comme un pont entre l’orient et l’occident.
Le soufisme a su, au fil des ans, toucher bien des âmes et consciences dans le monde entier (Moyen-Orient, Afrique, Asie, et son développement ne fait qu’accroître en Europe).
Il a su ainsi déverrouiller bon nombre de portes et de jardins en friche, et étancher bien des soifs.
Les enseignements soufis, ont la vertu de porter les premiers secours à l’âme, avant que l’orientation vers le guide spirituel ne vienne progressivement l’aguerrir, ce qui aura pour but d’initier le disciple aux secrets divins.
Ils mettent en exergue cette porte de la nécessité intérieure, qui réclame des efforts constants sur notre cœur, âme et esprit, des efforts pour nous lier avec ce qu’il y a de plus essentiel en nous même, devenir des êtres éveillés dont le seul but est l’adoration et l’amour, afin d’atteindre cette réalisation spirituelle pour laquelle nous fûmes créé .
Cette réalisation spirituelle est vitale pour le soufi, il se doit de maintenir efforts et pratiques à chaque moment de sa vie, quoi qu’il arrive.
Les efforts que les aspirants s’imposent en termes d’exercices spirituelles, sont la clé de leur avenir, c’est pourquoi face aux difficultés et épreuves de la vie, ils essaient, ni de se révolter, ni de les éviter, ils ont appris dans leurs instructions éducationnelles, que l’être humain fut créé pour une vie de lutte, d’épreuves et d’afflictions, face auxquelles nous devons être patient et endurant dans notre adoration, afin de rester dans la vérité originelle, grâce accordée aux croyants sincères par Dieu (exalté soit-Il).
Après cette période de souffrances et d’épreuves, particulièrement propice à la réalisation spirituelle et connaissance de soi, le dévot se verra irrigué par l’eau de la grâce Divine. N’est-elle pas, en effet, celle qui ravive et vivifie, au moment opportun, les terres desséchées et meurtries des jardins en friche ?
Nous devons comprendre une chose primordiale, ceux qui aspirent à l’harmonie et la paix, sans avoir préalablement appris à surmonter les obstacles, se préparent au contraire à une vie troublée de désordres.
La véritable paix et harmonie sont une récompense que reçoivent ceux qui sont arrivés à les conquérir, en manifestant leur désintéressement pour ce bas monde, ainsi que de la bonté et patience envers les créatures de Dieu (Tout Puissant).
Ils sont les meilleurs exemples pour la population et vivent de la meilleure façon, par la transformation et l’amélioration de la compréhension de leur destin.
Grâce, une fois de plus, à un travail patient, soutenu dans l’invocation, ils sont parvenus à établir un lien ferme et sincère avec leur Seigneur et Ses créatures.
Ce long chemin, sous la tutelle d’un maître spirituelle authentique, ce long combat contre son âme charnelle, cette patience que le disciple travaillera et entretiendra face aux épreuves de la vie, que le Tout-Puissant lui aura destinées, auront pour but final, la sagesse et l’Amour de Dieu. 
Et la sagesse est donnée par Dieu comme récompense pour la foi du croyant, et pour son maintient sur la bonne voie: la sagesse est un fruit de l’Amour de Dieu.
Les résultats, les fruits, les caractéristiques et les effets qui résultent de l’Amour de Dieu sont innombrables. Si Dieu aime une personne, il met l’amour pour cette personne dans le cœur de Sa création, et si Sa création a de l’amour pour cette personne, ceci est alors un capital inestimable, que les gens vous aiment et ceux qui vous entourent vous aiment aussi, si Dieu vous aime, il vous accorde la sagesse : « Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment c’est un bien immense qui lui est donné » Sourate 2 verset 269.
La personne, si la sagesse lui a été accordée, vivra heureuse même avec un revenu limité et avec une épouse peu diplômée, tandis que celui à qui n’a été accordée la sagesse, il souffrira même si son revenu est illimité ainsi qu’avec une épouse savante.
Si la sagesse a été accordée à quelqu’un, il fera de son ennemi un ami, et celui à qui la sagesse n’a pas été accordée pourra faire de son ami un ennemi, donc c’est un don inestimable.
Si Dieu vous donne la sagesse, Il vous donne la tranquillité qui est un sentiment de satisfaction, de bonheur, d’optimisme, de force, de confiance en soi, de droiture, ainsi que de clairvoyance.
Cette tranquillité vous rend heureux, même si vous perdez tout autre chose, mais si vous perdez cette tranquillité du cœur, vous deviendrez malheureux, même si vous possédiez tout ce que contient ce monde.
A l’homme peut être donné une grande richesse, une bonne santé, la force et l’intelligence, mais sans la sagesse.
En effet Dieu accorde la santé, l’intelligence, la richesse et la beauté, à une grande partie de Sa création, mais il donne la sagesse et la tranquillité du cœur, avec une certaine mesure, seulement à ses croyants purs.

La tranquillité est une des principales raisons pour le bonheur des gens.
Si Dieu vous aime, c’est quelque chose d’inouï, le Créateur des cieux et de toutes choses vous aime, Lui qui entre Ses Mains, celles au-dessus de vous, en-dessous et autour de vous, qui détient votre santé, celle de votre famille et de vos enfants, Il domine votre vie, votre subsistance et votre mort, Il est le Dominateur Suprême.
Si l’homme connaît Dieu, il connaît tout, et s’il est passé à coté de la connaissance du Divin, il a tout raté.
Parmi les signes de l’Amour de Dieu, est qu’Il vous octroie la satisfaction, celle de votre être, de votre position sociale et de votre famille, ce qui ne peut que vous conduire au bonheur:le croyant sincère est toujours satisfait. 
Si vous deviez ouvrir la poitrine d’un connaissant, vous y trouveriez à l’intérieur de la joie, qui, si elle était distribuée aux gens du monde entier, elle leur serait suffisante.
Dieu dit : « En vérité la Salât préserve de la turpitude et du blâmable mais le rappel d’Allah (dhikr) est certes ce qu’il y a de plus grand »
Les savants ont dit :« le rappel d’Allah (dhikr) est la plus grande partie de la prière ». Et quelques uns d’entre eux ont dit : »Le rappel d’Allah pour vous, lorsque vous priez, est plus grand que ton rappel à Lui », parce que si vous l’avez fait, c’est de votre devoir envers Lui. Mais Dieu vous mentionne, Il vous accorde Son agrément, la tranquillité et la sagesse, Il vous accorde une faveur qui est précieuse pour beaucoup de gens, Il vous accorde la faveur de la sûreté et de la sécurité, quelque chose que vous ne pourriez en aucun cas acheter.
On peut être sauvé de milliers de calamités, mais la personne peut toujours en être effrayée.Celui qui a peur de la pauvreté est pauvre, celui qui à peur de la maladie est malade, et s’attendre à une calamité est une plus grande calamité encore, cela ouvre la porte à de nombreuses maladies, et toutes ces peurs et inquiétudes de la vie quotidienne sont causées par l’éloignement d’Allah (que Dieu nous en préserve).

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