Actualité: UNE OBJECTION PAR RAPPORT AUX RELATIONS ENTRE EL HADJI ABDOULAYE NIASS ET EL HADJI MALICK SY, DANS L’HISTOIRE GÉNÉRALE DU SÉNÉGAL, DES ORIGINES À NOS JOURS Signé El hadji Pathe DIAWO

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L’histoire peut être définie comme l’étude de l’ensemble des outils, d’instruments matériels et immatériels, des voies et des moyens par lesquels l’humanité, une société, un groupe social a assuré, à travers le temps et l’espace, les bases, les fondements de sa production et de sa reproduction sociale.
C’est une discipline très sollicitée par l’homme dans sa démarche. Si certains l’utilisent à des fins objectives, d’autres s’intéressent à la subjective. Nous rappelons lorsque l’Occident a voulu dominé l’Afrique, le colon, par le biais des historiens, des anthropologues, des linguistiques, etc., a battu en brèche le passé glorieux de nos ancêtres, en les traitant de sous-hommes.
Le « discours historique » a toujours cherché à répondre à un besoin. Le besoin de retracer l’histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours était en un moment donné senti. En le voulant les esprits sont placés vers des professeurs d’histoires. Quel besoin ont ces derniers alors, sur le sujets des hommes religieux du Sénégal, patriarches des différents foyers religieux?
Pour la réécriture de cette Histoire du Sénégal, les questions qui se posent, dès lors, sont de savoir: où et quand commencent les origines du Sénégal? Va-t-on s’intéresser à la Préhistoire? À l’Histoire Ancienne? Â l’Histoire Médiévale? Ou seulement à l’Histoire Moderne et Contemporaine? C’est la question du segment temporel (les repères adqua et adquem ).
Pour se faire il est aussi important de savoir la littérature existante, les faits historiques à reconstituer. Ceci nous mène vers ce qu’on appelle 《source 》 en Histoire.
Par source, on entend toute la documentation, les objets matériels ou immatériels, nous permettant d’avoir une idée de ce qu’a pu ou de ce qu’a du être le passé.
Jusqu’ici nous n’avons rien à rappeler ou à apprendre à personne, s’agissant de la réécriture de l’Histoire Générale du Sénégal, des Origines à nos jours.
Cependant, nous tenons à ajouter que l’Histoire est par nature une discipline objective, malgré qu’elle soit quelques fois manipulée ou falsifiée, à des fins commerciales, idéologiques, politiques, raciales, culturelles, etc. et parfois de façon tout à fait involontaire, par méconnaissance.
Les différents volumes de la réécriture de l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours, n’est pas toutefois un travail aussi facile, on le comprend. Néanmoins ce qui n’est pas du tout pardonnable se sont les erreurs avouées et les commentaires tout à fait invraisemblables, gages de prise de position et de falsification sciemment. Ce qui n’est pas le rôle d’un historien.
Ces passages retrouvés dans ce document, au sujet des relations qui existaient entre Mame Aladji Abdoulaye NIASS et Seydi El hadji Malick SY, nous obligent à remettre en question tous les différents volumes de cette réécriture de l’Histoire du Sénégal. Un pays qui a vu naître le fervent combattant de la falsification de l’Histoire, Cheikh Anta DIOP, ne mérite pas cela. Dès lors il s’avère plus qu’ urgent de retraiter ce sujet sous une autre approche, avec plus de sérénité et de lucidité.
Je vous le dis en passant que vous faîtes partis de ceux qui ont fait aimé l’Histoire à plusieurs générations et de ceux qui les ont poussé à opter cette discipline. Donc vous devriez soigneusement terminer votre carrière de Professeur, en laissant de très belles traces.
En lisant ces passages, on a l’impression de lire un amateur de la discipline, et non un professionnel de la matière historique. C’est comme si vous nous avez reporté ce que les  »gens de l’autre côté » ont tendance à dire depuis longtemps et qu’ils sont en train de défendre mordicus sur les réseaux sociaux et parfois source d’harcellements. Donc, de grâce, il ne fallait pas ajouter l’insulte à la blessure.
Professeur THIAM, membre du comité de rédaction, comment Mame Aladji Abdoulaye NIASS fut-il sorti de l’école de El hadji Malick SY? En quoi fut-il son disciple? Quelle mission avait-il reçu de lui en allant à Fëz? Qu’est ce qu’il avait ramené de Fëz pour El hadji Malick? Pourquoi était-il passé à Tivaoune? Et où avait-il quitté pour prendre départ sur Fëz? Combien de temps avait-il passé à Tivaoune au retour de Fëz ? Qu’est-ce que ces deux hommes se disent en public et en secret? Sont là quelques questions qui méritent d’amples réponses. Vous en avez traité certaines. Ce que nous demandons c’est qu’en tant qu’historien de renommée internationale, comme on a l’habitude de vous qualifier, avez-vous diversifié et confronté vos sources? Pourquoi cette prise position?
De façon solennelle, nous demandons à ce que ce sujet soit repris très au sérieux pour une meilleure élaboration d’une page d’Histoire.
Tout le comité de rédaction est interpellé, s’il existait bien évidemment ou s’il est véritablement digne de ce nom. Même le plus haut responsable, l’instructeur n’est pas épargné.
Signé El hadji Pathe DIAWO. Étudiant en Master 2, Département d’Histoire, Option: Égyptologie.

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