Etoile Divine de la Faydha : Cheikh Hassan Déme toucouleurou Baye (Partie2)

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Son compagnonnage avec Cheikh Ibrahima Niass
Il quitta alors le Fouta pour Kaolack pour y rencontrer le Shaykh accompli, Cheikh al Islam Ibrahim fils d’El-Hâji Abdallah. Il resta avec lui et fut son compagnon durant vingt huit années. Il reçut de sa part des connaissances, des secrets et des lumières qui comblent tout pèlerin et le dispensent de toutes autres recherches. Il le servit de toutes les servitudes par la plume et par le chapelet. Particulièrement, il s’occupait de retraites spirituelles (khalwa et riyâdhiyât). Il lui fit d’abord une retraite spirituelle de huit (8) jours appelée khâsatul-ulyâ (La particulière des plus grandes), ensuite une retraite spirituelle de soixante douze (72) jours appelée khalwatul al-samdhaniyya al-kubrâ (La plus grande retraite éternelle). Ensuite il lui fît régulièrement des retraites spirituelles de quarante (40) jours durant sept (7) ans. Il répétait ces retraites au point qu’il était devenu comme un chameau libre se promenant dans les khalwas comme le chameau se promène dans les prairies. Il obtint de ces retraites des visions que sa langue ne peut prononcer et que sa plume refuse d’écrire bien que son esprit ait voulu les dicter. Dieu lui a gratifié de la grande ouverture (al-fath) et lui a ouvert les sciences et les gnoses, les secrets, les lumières, les profusions, les parfums divins. Louange et remerciement à Dieu.
Dieu lui a fait comprendre la profondeur du Coran et les sous-entendus des traditions du Prophète (SAS) et le sens profond des paroles des soufis qu’il entendait et comprenait comme si c’est lui qui les avait énoncées.
« Notre maître Cheikh Ibrâhîm nous a donné l’autorisation suprême (Ijâza mutlaq châmila) englobant toutes les sortes d’autorisation dans la voie Tijâniyya. Son autorisation à mon égard englobe toutes celles dont nous venons de parler. Louange soient rendus à Allah, tous ses maîtres sont accomplis et il n’a jamais servi un maître non complet. » Thierno Al Hassan Dem dixit
Ses ouvrages
Il a écrit plusieurs ouvrages dont quatre imprimés :
• mawrid al-ridha fî al-salât ala al-nabiy : (le point de breuvage de l’agrément dans la prière du Prophète);
• miftaah al_wusuul ilà hadhrat al-rasûl : la clé de l’accession à l’enceinte du prophète (SAS);
• nûr al-kamal fî mach-had al-rijâl : La lumière de la complétude dans les sentiments des soufis;
• nayl al-marâm fî su-âl al-haj ubârin-guin : La réalisation des désirs par le questionnement de ElHaj Ubâ-rin-guin.
Il a aussi composé d’autres notes non encore publiées.
Ses voyages et conférences publiques
Il commença alors ses voyages dans les différentes contrées et pays hors du Sénégal et y tint des causeries publiques (majâlis) depuis des années. Ses dernières conférences eurent lieu en l’an 1396 H, soit en 1976 AJ. Il partit au Mali et en Haute-Volta puis au Ghana, dans leurs villages et villes. Il y tint cent vingt neuf conférences.
Il se rendit ensuite au Maghreb, en visite auprès de son maître Cheikh Ahmed Tijân à Fèz. Il lui fît la ziyâra ainsi qu’à vingt huit (28) de ses compagnons, certains à Fèz, certains à Meknes, certains à musâwa, d’autres à Casablanca. Ces savants du Maghreb à qui il rendu une visite furent au nombre de 28 saints. Il a prié auprès au près de la tombe de chacun d’entre eux.
Il a aussi visité d’autres à Tunis, en Egypte, au Hijâz, au nombre de seize (16). Il connaissait leurs noms et leurs histoires.
Il a aussi visité la zâwiyya de Cheikh al-arabî al-sâ-ih à Rabat où il tint aussi quatre conférences. Il a donné une conférence à Casablanca et une au Caire et 59 conférences au Nigéria, à Kano et d’autres villages. Au total, il a tenu 201 conférences dans un périple qui l’a mené au Maghreb, en Tunisie, en Égypte et au Nigéria. Il a parlé de la Charî’a (loi islamique), de la Voie et de la haqîqa. Le public fut très dense dans ses conférences. Dans ce périple, entrèrent dans la Voie un grand nombre de personnes difficiles à dénombrer.
Au Caire, il a rencontré Mouhammad Al-Hâfiz fils d’Abdul-Latîf et il lui donna une autorisation écrite, complète et totale (Ijâza âmma mutlaqa) de l’ensemble de ses vingt (20) autorisations. Que Dieu récompense ses pères et grand-pères dans cette voie de bienfaits.

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